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Rap, hip-hop I
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| Harlem Le rap Vers le milieu des années 1980, ce phénomène né du ghetto américain favorise le développement de sa culture dans un autre terreau, presque similaire à celui de son origine, les quartiers et les zones dites de non-droit en France. Le rap est alors le mode d’expression d’une jeunesse urbaine, confronté à la misère, à l’exclusion et après avoir été pendant quelques années souterrain (il le reste encore pour certain groupe dit de "l’underground"), il accède maintenant aux grands médias. On y trouve des tendances diverses, qui vont d’un style très travaillé littérairement, à une violence verbale débridée, la liberté d’expression coûtera donc très cher! La condamnation de certains groupes qui ont été censurés jette la lumière sur le phénomène de la violence verbale, et fait du rap l’objet d’un débat national, comme c’est depuis longtemps le cas aux Etats Unis. Pour ou contre le rap? La question est ailleurs, bien entendu, car la violence de certains rappeurs n’est jamais que l’écho d’une violence sociale. Le vrai problème, est de savoir comment la société résoudra la fracture dont le rap est l’expression, car loin des stéréotypes, le rap, même s’il est parfois vindicatif, reflète la violence d’une société à laquelle il est confronté. La crise sociale, l’exclusion, les sans papiers, les bavures
policières, le racisme le sexisme et toutes sorte de
xénophobe…[assassin. (11’30 contre les
lois racistes)] ne font pas l’objet d’un réel
débat. Comment la crise sociale qui se caractérise
dans les zones de non-droit est-elle retranscrite aux travers
de phénomènes culturels?
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