Les récompenses des Jeux Olympiques

Les jeux olympiques remontent à l’antiquité, aux environs de 776 av JC, et à l’époque, ils étaient consacrés entièrement à Zeus, le Roi des Dieux. Les vainqueurs étaient récompensés par une couronne d’olivier, coupée avec une faucille d’or dans l’arbre sacré planté par Héraclès, demi-Dieu fils de Zeus. Mais très vite l’esprit religieux dans lequel baigné les jeux disparut ; en effet, les jeux étaient sensés être accessible à tous les citoyens mais seuls les aristocrates pouvaient supporter les frais importants de l’entraînement et de l’équipement. Les athlètes devinrent, en quelque sorte, des professionnels, et les vainqueurs étaient honorés par leur cité d’origine et recevaient de l’argent. Les jeux déclinèrent et connurent certaines dérives, avec notamment les jeux du cirque jusqu’en 369 après JC où ils disparurent.

Il fallut attendre l’initiative, en 1894, d’un Baron français, Pierre de Coubertin, pour voir apparaître les Jeux Olympiques modernes, dont l’esprit était le pacifisme, la paix mondiale et qui évoluèrent avec les comportements et les habitudes. Les premiers jeux furent difficiles à organiser, en 1896 à Athènes, car le souci de Pierre de Coubertin fut d’éloigner les athlètes de l’argent corrupteur en collectant l’argent pour organiser ces compétitions. Dès le début, ces jeux furent entourés de solennité avec des symboles comme la flamme olympique qui devait rester allumée tout au long des jeux, ainsi que les médailles, or, argent et bronze, remises aux athlètes vainqueurs accompagnées des hymnes nationaux, symboles de la puissance nationale.

Ces médailles, plus que la valeur réelle du métal, symbolisent la puissance de la nation ; d’ailleurs l’or n’est-il pas un symbole permanent de puissance. Son histoire a toujours été liée à celle de l’humanité, il a permis bien des conquêtes, objet de convoitise ou de vénération. Ces médailles permettent un affrontement pacifiste entre toutes les puissances mondiales, dont le vainqueur est symboliquement récompensé par de l’or et donc par l’éclat du pouvoir qu’il procure.


Signé: Fanny Bialek