Silence! Moteur! Action!
Coulez!

L’eau, première ressource indispensable à la survie de toute espèce. L’eau, qui apporte le bonheur lors de période de sécheresse ou inversement capable des pires catastrophes lors d’inondations et tempêtes. L’eau et le cinéma, autant de sujets possibles et imaginables par des centaines de réalisateurs du monde entier. Portons ainsi un regard sur la problématique de l’eau comme sujet principal ou environnement principal d’une œuvre cinématographique.

La thalassophobie, la peur des requins, une tempête parfaite, inondations : l’eau et le cinéma, c’est une longue histoire de complications de tournage, de caprices de la mer à surmonter pour les plus grands créateurs de chef d’œuvre comme Steven Spielberg par exemple.

Souvenez-vous de ce film, il y a 28 ans, sortait Jaws, Les dents de la mer, film réalisé par Steven Spielberg. Ce dernier traitait de la traque d’un requin en pleine période estivale dans une bourgade américaine touristique. Comment oublier le thème angoissant, précédant chaque attaque du requin mécanique, crée par John Williams, ce thème qui accompagne la lente montée de la caméra dans la mer jusqu’à la malheureuse paire de jambe qui va se faire "croquer" par le squale. Spielberg tenait là le premier "blockbuster" de l’histoire du cinéma. Et ce ne fut pas aisé de ramener le fruit de son travail en bon état. En effet, dû à la relative précarité de ses moyens de tournage, plusieurs de ses bobines de pellicules ont été fortement endommagée par l’humidité et quelques incidents aquatiques qui ont fait prendre bien du retard à la finition du film. C’est pourquoi il est important de faire prendre conscience au spectateur de la relative chance d’avoir pu admirer tel ou tel film au cinéma. Sans l’aide de la production relative à ces incidents, Jaws n’aurait peut être jamais vu le jour et notre relative phobie de la mer serait inexistante.

Puis, A la poursuite d’Ocrobre Rouge, Das Boot, U.S.S Alabama ou encore U-571 ont prouvé la virtuosité des grands maîtres des effets spéciaux pour reproduire des scènes de combats étourdissantes entre sous-marins. C’est aussi là qu’intervient la thalassophobie, la peur de l’eau. Nombreuses sont les scènes où certains sous-mariniers sont sacrifiés à se noyer dans leurs compartiments pour permettre à leur engin de guerre de rester encore en fonction. L’eau, qui permet aux sous-marins de se mouvoir mais qui ôte la vie à ses occupants lors d’horrible scènes de noyade.

Enfin, comment éviter Titanic, film ayant réalisé le plus grand nombre d’entrée au monde. L’histoire, tout le monde la connaît. Imaginez le tournage du film, prenez conscience des innombrables difficultés qu’ont dû endurer l’équipe technique du film ainsi que les acteurs, souvent frigorifiés à se débattre dans une eau glaciale comme Rose (Kate Winslet), qui part à la rescousse de son Jack emprisonné (Leonardo DiCaprio) à travers les couloirs quasi inondés du chancelant Titanic.

L’eau au cinéma est un sujet et un élément incontrôlable. C’est pourquoi lors du prochain film ayant comme environnement principal l’eau, ne pensez pas simplement à votre plaisir immédiat lors de la vision du film, mais essayez également d’analyser quelles ont pu être les conditions pour réaliser la scène que vous admirez à l’écran. C‘est un gage de respect envers ceux qui se démènent derrière leur caméra pour reproduire le plus fidèlement possible l’univers si particulier du monde aquatique et qui font tout leur possible pour procurer au spectateur mille et un frissons…


Signé: Matias Sancho