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Quelques mois après la merveilleuse comédie
musicale "Les Dix Commandements", c'est au tour de la
troupe de "Notre
Dame de Paris" de déposer ses valises à
la patinoire du Littoral de Neuchâtel.
Il est déjà 19h30 et les portes s'ouvrent aux premiers
spectateurs qui se pressent de rejoindre leurs places numérotées
dans les gradins et le parterre grâce aux nombreux placeurs
mis sympathiquement à disposition. La salle, d'une capacité
estimée à 4000 places, se remplit à vive
allure et la tension monte d'un cran quand approche l'heure fatidique
du début du spectacle. Soudain, la lumière s'éteint
d'un seul coup et l'assistance, impatiente, applaudit déjà
les futurs acteurs de cette superbe comédie musicale.
La lumière des projecteurs brise l'obscurité et
voici qu'apparaît Gringoire, le poète, qui entonne
"Le temps des Cathédrales". Sa voix, d'une force
et d'une limpidité quasi magique, fait frissonner la peau
de l'auditoire. Les danseurs, derrière lui, virevoltent,
sautent, effectuent leur chorégraphie sans la moindre hésitation.
Puis, la chanson se termine dans un vacarme d'applaudissement
qui en dit long sur l'avis du public. Le show continue et rassemblent
successivement tous les personnages connus de la comédie
musicale : Quasimodo, Esmeralda, Frollo, Phoebus, Fleur de Lys
et enfin Clopin.
Sont chantés, entre autres, les enjoués et énergiques
"Les sans-papiers", "Le pape des fous", "La
cour des miracles", "Déchiré" ou
bien les plus mélodieux - et célèbrissime
- "Belle" et "Tu vas me détruire".
Les interprètes, malgré le fait que l'on ne soit
plus en présence de Garou ou encore d'Hélène
Ségara, sont tous excellents et sont heureusement parvenus
à faire oublier les premiers chanteurs de "Notre Dame
de Paris". Habillée souvent par de très beaux
costumes, la troupe de danseurs est prodigieuse dans ses chorégraphies
contemporaines et parfois dotées d'une touche de danse
classique qui démontre les impressionnantes aptitudes physiques
de chacun des danseurs.
Pourtant, ce n'est qu'au niveau des décors que la déception
est de mise. Non pas par la qualité de ceux-ci mais plutôt
par la relative petitesse de la scène. En effet, contrairement
aux "Dix Commandements" dont la largeur de la scène
permettait la mise en place d'une multitude d'objets, "Notre
Dame de Paris" aurait mérité plus d'artifices
visuels. Heureusement, la bonne qualité de la mise en scène
et le très beau jeu de lumière - surtout lors de
l'interprétation de "Déchiré",
où les danseurs dansent simultanément dans des flashs
de lumières - offerts par les éclairagistes amoindrissent
la déception du spectateur.
Au final, après plus de 2h15 de représentation
et de nombreux rappels, le spectacle prend fin et chacun rentre
chez soi heureux et fredonnant les quelques tubes qui ont fait
la célébrité de "Notre Dame de Paris"
et de la chanson française.
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