La "cinquième suisse" est partout

Un Suisse sur dix vit à l'étranger. La «cinquième Suisse» se présente à l'Expo, comme s'il s'agissait d'une journée cantonale.

Le 27ème canton existe. Cependant il ne se situe ni entre Bâle et Chiasso, ni entre Genève et Delémont – mais bien plus loin. Lors de sa propre «journée cantonale», la «cinquième suisse» se présente le 10 août sur l’arteplage de Bienne. Ce terme désigne les Suisses qui vivent en dehors des frontières de notre pays. En ce moment, ils sont plus de 600'000 et la tendance est à la hausse.

Coup de cœur pour les pays anglophones

Les communautés suisses de l’étranger se trouvent avant tout en France, puis en Allemagne et en Italie. Dans l’ensemble, 60 % des Suisses de l’étranger se sont installés dans l’Union Européenne. A l’extérieur de l’Europe, les pays anglophones attirent les foules: l’émigration a lieu majoritairement vers les Etats-Unis, le Canada et l’Australie. Expo.02 ne néglige pas ces données, puisque les six navettes Iris qui circulent entre les arteplages portent les noms de Lyon, New York, Sydney, Buenos Aires, Tel-Aviv et Johannesburg. Ces six villes abritent les plus grandes communautés suisses, par continent, de l’étranger.

Opinions de la Suisse

Cette «cinquième Suisse», satellite de notre pays, gravite dans le monde et permet de nombreux contacts aux niveaux économique, politique et culturel. Une diversité qui marque l’entrée en scène de la «cinquième Suisse» à l’Expo, sous le titre «Images Suisses». Ce titre est à comprendre de façon littérale: à côté d’un programme riche en événements (danse, musique, films, forum de discussion), les Suisses de l’étranger présentent leurs visions de la Suisse depuis l’étranger. Ces opinions sont à découvrir sur l’arteplage de Bienne, disséminées sur neuf stands. Des images qui racontent l’amour de la patrie, l’ennui et parfois la colère. Elles permettent une vue de l’extérieur sur la Confédération. De quoi être impatient...

Plus d'information sur la journée des Suisses à l'étranger : http://www.aso.ch


Signé: Astrid Tomczak-Plewka, tiré du Journal Expo.02